. Pack up your life #3

Watching-TV

Janvier a à peine eu le temps d’emporter avec lui vœux de bonne année et cadavres de bonnes résolutions que Février file déjà à toute vitesse. Et moi, à coté de ça, j’en ai toujours pas fini avec mon grand ménage de printemps édition fin d’année 2012.

Mais cette fois on va faire court. Même si ça semble mal barré.

Et vu qu’il y a une certaine logique dans ce que j’écris, à défaut d’une logique certaine, il est temps d’aborder la partie concernant les séries. Ça et aussi parce que je suis plutôt un boulimique du genre. Mais je vois pas l’intérêt de vous faire une sorte de classement regroupant mes déceptions et mes surprises. « Mes », parce que c’est bien de ça dont il aurait été question : mes gouts, pas les vôtres.

Ne nous voilons pas la face, autant je peux me permettre de vous conseiller un ou deux trucs, autant Vous/Moi/LeVoisin/LeChien – rayez la mention inutile – on en à rien à taper de savoir ce qui m’a plu ou non. Et n’essayez pas de nier derrière votre écran.

Alors je vais plutôt aborder la question d’une autre façon. A savoir, non pas ce qui était bien (subjectivement parlant), mais plutôt ce qui aurait du vous marquer cette année. Et pour garder le coté personnel de la chose, je me limiterais donc à des shows que j’ai vu. Le meilleur des deux mondes, en gros. Même si je sais pas ce que ça va donner.

1.
Premier et pas des moindres, puisque l’événement est assez rare pour que je n’ai aucun autre exemple en tête. Suits, grande révélation de 2011, et jusque là recalée au rang de « série de remplacement » à enfin été reconnue à juste titre et vient de passer titulaire cette année. En sus des épisodes diffusés cet été, le show nous fait donc l’honneur d’obtenir une saison rallongée avec des épisodes diffusés en ce début d’année, au même titre que les autres. Et quelque chose me dit que c’est pas Suits qui va y laisser des plumes..

2.
Alors que la saison 3 de Community n’avait rien à envier aux deux précédentes de par sa qualité et sa dose de fun, force est de constater qu’il n’en sera peut être pas de même pour cette quatrième et probablement dernière saison. En effet, Dan Harmon, créateur de la série, n’est actuellement plus aux commandes. Dès lors, on est en droit de se demander à quoi ressemblera la suite. Et, sans un script digne de l’esprit « Community », je ne suis pas sûr que l’on ait droit à la même qualité. Mais bon, on sera vite fixé puisque le premier épisode sera diffusé le 7, soit demain !

3.
Bon nombre de séries connaissent le syndrome de la perte d’audience qui entraine alors annulation et final à la va-vite. J’en pleure encore à l’évocation de Flashforward, d’ailleurs. Mais fort d’un univers très riche et d’une base de fans assez conséquente, Fringe aura réussi le tour de force d’extirper 13 nouveaux épisodes afin de conclure dignement la série et son univers. C’est assez rare pour être noté.
Quand à toi, Fringe, eh bien : RIP.

Bonus.
Je délivre la palme du « bien-essayé » à une série originale française : Les Revenants. Elle aura au moins eu le cran de s’essayer dans un registre peu exploités par nous autres petits français: le surnaturel. Malheureusement, la complexité de l’univers se heurtant au faible nombre d’épisodes, le tout s’avère très fortement obscur. Il s’y passe beaucoup de choses, toutes plus incohérente les unes que les autres, mais après tout si ça vient à être expliqué par la suite, pourquoi pas. Évidemment, c’est pas le cas, et le final ne fait qu’en rajouter une couche.
Néanmoins j’ai pas l’impression d’avoir perdu mon temps à la regarder et une suite et apparemment prévu pour dans 2ans. Peut être est ce là l’occasion de réparer certaines erreurs.

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. Blackout

J’ai pas pour habitude de casser du sucre sur le dos des séries. Après tout, qu’on aime ou qu’on aime pas, c’est souvent une affaire de goûts et de couleurs. Et comme dit le dicton, il faut de tout pour faire un monde, hein !

Mais rassurez-vous, c’est pas aujourd’hui que ça va commencer.

Ce qui me gêne, en revanche, c’est quand mes goûts ne sont pas remis en cause mais plutôt la technique, la manière de faire.  Là, ça devient problématique, ou au minimum gênant.

Sur le papier, Révolution a tout d’une grande. Signé J.J Abrams, créé par Eric Kripke (Supernatural) et réalisé par Jon Favreau (Iron man, Avengers), on est en droit d’attendre un show de qualité.

Pour ce qui est du pitch, là aussi, on part sur de bonnes bases : Du jour au lendemain, sans que grand monde sache pourquoi, le monde subissait un blackout total. Sans électricité ni énergie à combustion, les villes sont condamnées à mourir et l’anarchie à prendre le dessus.
15 ans après, les gens se sont regroupés en petites communautés agricoles et une dictature de fer s’est installée. La vie d’une jeune fille se retrouve chamboulée le jours où la milice tue son père et emporte son frère. Partie à sa recherche, elle va en apprendre plus sur le blackout, le passé et la mystérieuse implication de son père.

Certains pourront cependant penser que surfer sur la vague des séries post-apocalyptiques c’est un peu facile, soit. Mais bon, passons.

Là où ça pèche le plus, c’est dans la réalisation. Sans se focaliser sur le casting pas forcement resplendissant et le jeu des acteurs pas toujours très naturel, je trouve que le gros point faible de la série sont les décors, ou le traitement post-prod peut-être. On sent l’effort pour rendre les environnements les plus chaotiques possibles, de façon à montrer que la nature reprenne son droit sur le béton, mais je peux pas m’empêcher de penser que ça fait « plastique ». Et je parle pas de toutes ces couleurs pastels qui sautent aux yeux lors de certaines scènes, autant à certains moments ça passe, autant des fois ça paraît un peu déplacé. C’est juste trop bien arrangé pour que ça fasse vraiment naturel, en fait. Ironique, n’est-ce pas ?

Le problème vient aussi du fait que de grandes attentes engendrent forcement de grandes déceptions. Tous les éléments pour un cocktail parfait sont là, mais la recette n’est pas respectée, ou pas autant qu’on le souhaitait. Néanmoins, ce qui me rassure, c’est que ces petits détails ont tendances à s’améliorer au fil des épisodes. Après deux premiers épisodes en demi-ton, le troisième est un peu remonté dans mon estime. Reste à voir si ça continuera.

De toute façon, je suis pas du genre à arrêter une série au troisième épisode. Et si la première saison est passée de 10 à 20 épisodes, il doit bien y avoir une raison !

Espérons que l’intrigue fasse de l’ombre aux petits défauts.

Ah, petit conseil, matez quelques épisodes et faites vous votre propres avis !

. Daily drugs

Je suis du genre accro aux séries américaines. C’est ma came. Dès que ça titille un peu ma curiosité – qui soit dit en passant est assez développée – j’hésite pas à regarder. Quitte à être déçu et abandonner trois épisodes plus tard.
D’ailleurs, j’abandonne jamais une série à cause de son premier épisode. Même si c’est l’épisode censé faire accrocher le viewer, j’estime que planter un décors, une ambiance, une intrigue; ça se fait ne ce fait pas en 60 minutes. Parait aussi que ça s’appelle « donner une deuxième chance », allez savoir ..

Alors vous imaginez bien le drame – je dis bien LE DRAME – lorsque je me suis rendu compte qu’on était presque mi-aout et que je n’avais toujours aucune idée de ce qui allait nous être présenté de nouveau à la rentrée. Shame on me !

Mais bon, j’ai vite régler le problème. Un petit coup d’Allociné rubrique séries et me voilà en train de nager au milieu des grilles de programmes pour la rentrée. Et comme ils sont gentils, ils ont même pensé à faire un dossier sur les nouvelles séries.

Here we are.

Première porte d’entrée dans une nouvelle série : son nom. Je sais, ça ne fait pas tout, mais plus il est accrocheur, plus .. j’accroche. Ensuite c’est l’affiche. Elle renseigne sur l’ambiance et le look général des personnages. C’est la première image que l’on a de la série. De la même manière que lorsque on rencontre une personne pour la première fois, on sait très vite si ça va coller entre nous.

Et puis parfois, on se trompe. C’est dans la nature humaine. Alors pour éviter ce genre d’erreur, je me conforte avec le synopsis. Dure tâche que de résumer une séries à quelques lignes mais ça fait parti du jeu. si le synopsis n’est pas bon, je ne prendrai pas la peine de regarder la bande annonce.

Et on ne dirait pas comme ça, mais la bande annonce c’est ce qui va vous marquer le plus. C’est ce qui va ancrer cette nouvelle série dans la longue liste de celles à regarder à la rentrée. Et si elle ne fait pas assez impression, elle repartira dans les limbes de votre cortex cérébral.

De toute façons, avec tout ce qui est proposé, on n’en retient qu’une minorité. Principalement parce qu’ils ont du mal à se renouveler et à oser (les enjeux économiques sont tellement importants que chaque risque est calculé au millimètre près). Sérieusement les gars, les séries sur les médecins, les vampires, la bande de potes trentenaires et la famille, vous croyez pas qu’on en a fait le tour ?

Pas de panique ! J’ai quand même déniché 7 nouvelles séries avec du potentiel. C’est celles qui m’ont paru les plus novatrices et les plus interessantes. Maintenant c’est pas dit qu’elle soient toutes regardables .. Allez, c’est l’heure du TOP 7 :

1- Revolution
2- Last Resort
3- Zero Hour
4- Elementary
5- The following
6- Go On
7- Arrow

Je vous encourage vivement à jeter un œil aux bandes annonces !

Sur ce, je retourne regarder Suits moi.

BONUS STAGE :

La grille des programmes :

. Suit up !

Techniquement, au moment où j’écris cela, je devrais être en train de réviser mes maths. Pas très sérieux tout ça .. Enfin bref.

Je profite donc de la diffusion, ce soir aux USA, de la saison 2 de Suits pour vous en parler.

suits

C’est certainement pas la série la plus prétentieuse qu’il soit puisqu’elle est programmée pendant l’été, histoire de mettre quelque chose pendant que les grosses séries sont en vacances. Faut dire que l’été, c’est généralement le moment où on a le plus de temps pour regarder des séries et où on en a le moins à se mettre sous la dent. Mais rassurez-vous, cette fois ci vous aurez Suits.

Je vous fais le pitch. Harvey Specter, avocat des finances, vient de recevoir une grosse promotion et doit donc engager un jeune avocat sortant de Harvard. C’est là qu’il va rencontrer Mike Ross, un jeune un peu paumé dans sa vie et sans diplôme. Sauf que Mike a un gros atout pour lui : sa mémoire. Il a le don de se rappeler d’absolument tout ce qu’il voit. Harvey alors très impressionné va lui donner la chance de changer de vie.

Très franchement, à la lecture du synopsis ça m’attirait pas plus que ça. A part le coup de la mémoire photographique, mais bon, restait à voir comment c’était développé et utilisé. Je me suis quand même convaincu de regarder le premier épisode, par curiosité.

Et j’ai dévoré la suite en quelques jours.

Tout simplement parce que le cadre « avocats des finances » est vachement bien respecté, avec des affaires qui semblent bien réelles et non pondues par un scénariste sous ecstasy. Les personnages sont plutôt attachants et le don de Mike ne fait pas de lui un super-héros. D’ailleurs, c’est plutôt facile de s’attacher aux personnages, vu qu’ils sont tous faillibles et qu’ils ont un tas de petits problèmes personnels. En somme, comme vous et moi.

En fait, son seul défaut c’est d’avoir assez peu d’épisodes.

Parce qu’on fini toujours par en redemander.