. After all, why not …

Vous vous en souvenez peut être, dans un article précédent, j’avais mentionné le fait que j’étais aller voir Prometheus au cinéma, tout en promettant d’en reparler plus tard. Je l’avoue : j’avais un peu zappé. Mais je vais tenter de me rattraper !

Attention, spoilers !

En sortant de la séance, je ne savais pas trop quoi en penser. J’avais bien aimé mais il manquait quelque chose, la question étant : Quoi ?

A force de cogiter dessus et d’en parler à droite et à gauche, j’en suis vite arrivé à une conclusion : Sur la forme, le film tient la route. Mais alors sur le fond, – soyons sincères – ça vaut pas grand chose.

En plus des questions qui resteront sans réponses, on accumule les incohérences. Et puis pas des petites, hein. Non, non. De belles grosses boulettes !

Finalement toutes ces incohérences m’ont données de la matière pour écrire cet article. A tel point que par économie de place, et surtout par flemme, je ne m’amuserai pas à toutes les lister. Je vais juste parler de celles qui m’ont paru les plus flagrantes. Dans un désordre des plus total et en assumant que vous ayez vu le film.

De toute façon, après avoir passé une année à étudier la biologie je ne pouvais qu’être révolté par le fait que le biologiste et le géologue, en plus d’être totalement inutiles et imbus de leur personne, sont pas capables de faire ce pour quoi ils sont venus sur cette foutue planète, et qui en plus arrivent à mourir les premiers. J’avais envie de pleurer quand j’ai vu ça ..
Sérieusement, vous avez déjà vu un géologue se paumer dans un tunnel ? Et un biologiste refuser d’approcher un nouvel organisme dans un parfait état de conservation ? Moi non plus. A la limite, ils seraient étudiants ou que sais-je, je comprendrai. Mais là, ils sont quand même censés faire parti des meilleurs – si ce n’est l’être – de leur profession.
Mais bon ça n’a pas l’air de choquer les autres alors continuons.

D’ailleurs, pourquoi le robot humanoïde sans émotions agit de la sorte ? Je peux comprendre que, sur le plan scénaristique, ça arrange bien d’avoir un élément déclencheur. Mais là il n’y a aucunes raisons valables qui corroborent ses actes. Qui sait, peut être a-t-il pensé que mettre une substance alien dans le verre d’Holloway – qui passe son temps à se bourrer la gueule alors qu’il est censé être un des initiateurs de la mission – allait l’empêcher d’avoir la gueule de bois le lendemain …
Ah il s’est trompé ! Tant pis pour Holloway. Après tout, ça fait 3 ans qu’il avait pas fait de blagues notre ami le robot, il avait un peu perdu l’habitude.

Et puis toi, blondie, pourquoi à la place de courir tout droit, dans l’ombre de l’énorme vaisseau qui te tombe dessus, tu vas pas sur le coté ? d’ailleurs, t’es pas censé être une militaire super entrainée ? No comment.

Et je parle pas du monsieur tout blanc du début, qui après avoir bu son coca maison, commence à se désintégrer dans la rivière d’à coté pour nous faire comprendre à nous, spectateurs, que c’est lui qui est à l’origine de la vie sur terre. Vive le créationnisme et bye-bye Darwin.

Ah et j’ai pas encore parlé de l’héroïne, Shaw. Pourtant, comme tout bon personnage clé, elle les cumule.
Après qu’on ai pris la peine de nous dire qu’elle était stérile, elle se tape ce cher Dr Holloway en mode infecté, sans protection, et arrive à tomber enceinte. C’est à cause de l’infection, elle est vachement forte et a rendu les spermatozoïdes d’Holloway superpuissants. Le pauvre, il est condamné à avoir des pieuvres pour descendance. Enfin, pas longtemps, puisqu’il va pas tarder à mourir à coup de lance-flamme, c’est vrai.
Bon par contre, elle, elle porte un poulpe en son sein donc ce serait pas mal de l’enlever. Hop, une petite scène gore, une grosse entaille, quelques agrafes pour refermer et nous voilà reparti. Ni vu, ni connu.
Heureusement, fiston prématuré va nous être bien utile par la suite. En plus d’être toujours en vie – après avoir été retiré chirurgicalement – il grandi plutôt rapidement ! Comme ça il va pouvoir aider maman à tuer l’affreux monsieur albinos qui lui veux du mal. Et puis tant qu’on y est, autant pondre à l’intérieur pour donner naissance à un alien, ça fera un préquel comme ça. (Et une grand mère à 30 ans !)

Et si vous avez pas tout compris, niveau mélange d’espèces, c’est comme ça que ça se passe :

La fin reste tout de même le summum de l’illogisme. La gonzesse, à la place de rentrer sur terre pour aller prévenir les gens du danger, elle va sur la planète des bonhommes albinos pour leur poser des questions. Bha oui, on est plus à ça près en même temps.

Ridley Scott, pourquoi tant de haine envers ton œuvre ? N’avais-tu pas les moyens d’engager quelqu’un pour relire le script ? Enfin, je dis « quelqu’un » mais il te fallait au moins une armée ..

STAGE BONUS :

Si vous avez du courage, je vous conseille de suivre ce lien, c’est un article qui démonte le film plan par plan. Ça fait ouvrir les yeux, je vous assure.

Et pour les feignants, une critique dessinée ici.

Publicités

. Dark room

Parmi les expériences cochées sur ma To-do list , être aller à une séance de cinéma tout seul est certainement l’une des meilleures. Et des plus relaxantes, pour si peu que l’on prévoit le coup.

Car oui, aller au cinéma lors de la sortie d’un film très attendu ou à des horaires très appréciés (particulièrement entre 20h et minuit), n’est pas forcement le meilleur moyen d’apprécier l’exercice. 

Personnellement, ça faisait un bail que ça ne m’était pas arrivé. Mais les partiels approchants et l’envie de travailler étant de plus en plus absent, j’ai eu peu de mal à quitter la chaleur de mon appart pour rejoindre les salles de cinéma climatisées. Faut dire qu’habiter à côté n’arrange pas les choses.

Bref, aujourd’hui, je suis aller voir Prometheus. Tout seul, comme un grand.

Incapable d’en parler sans vous le spoiler, je n’en dirai pas plus – Du moins, pas encore. Néanmoins, l’ambiance du film s’y prête assez bien.

Pensez-y un peu. Vous regardez bien tout un tas de films chez vous, seuls, sur votre écran de pc ou votre télé. Alors pourquoi ne pas le faire dans une grande salle de cinéma, confortablement assis, avec très peu de monde autour de vous ?

Déjà, on peut choisir sa place tranquillement. Pas besoin de se précipiter, de devoir en prendre une par défaut et de risquer de se voir séparer des personnes avec qui l’on vient. Rien que ça devrait vous convaincre. En plus, vous avez les deux accoudoirs pour vous et tout l’espace qu’il vous faut. Enfin, fini les personnes qui mâchouillent leur pop-corn derrière vous tout le long du film, celles – malades en plein hiver – qui n’arrêtent pas de tousser et celles bien plus grandes que vous qui vous gâche une partie de l’écran.

Si c’est pas des conditions optimales pour vous, effectivement, vous faîtes mieux de rester chez vous.

Alors pour une fois, choisissez un bon film, omettez d’appeler vos potes, votre petite amie ou votre copain et allez profiter d’une séance tout seul !

(Et allez voir Prometheus pour qu’on puisse en parler.)