. Mars is coming

Dire que j’attendais impatiemment cet album est un doux euphémisme qui sonnerait sûrement faux à l’oreille de ceux qui me connaissent un peu. À mesure qu’il était teasé – à coup d’images et de singles – mes tympans n’en finissaient plus de vouloir se confronter une nouvelle fois à des notes de musiques toutes droits sorties de l’imaginaire de 30 Seconds To Mars. Et avec l’annonce, sinon d’un virage à 180 degrés, mais au moins d’un tournant majeur, 30STM y était justement attendu, au tournant. Aussi bien par les fans que par les détracteurs.

Malheureusement pour ces derniers, ce qui peut souvent faire office de mauvais choix pour certains groupes est indéniablement une des forces de 30 Seconds To Mars.

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Maintenant, contrairement à mon introduction qui peut sembler écrite par le fanboy qui est en moi, je vais m’efforcer de rester le plus objectif possible en ce qui concerne la suite. Bien évidemment nous savons tous que la musique touche a des régions bien spécifiques de notre cerveau, alors je ne garantis rien. Mais si je peux me permettre de pousser la digression plus loin, le seul moyen d’avoir un avis qui vous convienne est, soit d’aiguiser votre sens critique, soit de vous en faire un par vous même. Parait il qu’il n’y a pas d’avis plus juste que le sien.

Cela en tête, on peut passer à ce qui m’intéresse vraiment : l’album. Je disais plus haut à quel point j’attendais ce nouvel album. Principalement à cause du précédent qui est, selon moi, le mètre étalon dans ce qu’ils peuvent faire de mieux. Je m’explique.

Leur précédent album, This is war, est l’un des rares dont j’ai aimé chaque titres. Je crois que je compte ce genre de disques sur les doigts de la main. Alors certes, tous les morceaux ne m’ont pas marqués, tous n’était pas exceptionnel, mais pris séparément, en lecture aléatoire par exemple, je prends autant de plaisir à les écouter que si je me faisais l’album. Ce que j’essaie de dire par là c’est que l’on ne juge généralement pas un album de la même façon que l’on juge une chanson. Question d’ambiance, de cohérence et de parti pris. De là, on peut statuer que mauvais morceaux ne sont pas synonymes de mauvais albums. Enfin pas entièrement.

J’en arrive donc à mon deuxième point qui est que j’ai adoré l’album qu’est Love Lust Faith + Dreams mais que je n’en ai pas apprécié tous les morceaux. Chacun s’intègre manifestement très bien au sein de l’album, dans une espèce de cohérence et de logique musicale assez époustouflante et où l’on sent que chaque titre a été construit et réfléchi en fonction de ses pairs. Mais si l’album est excellent lorsqu’on s’y confronte de la façon dont c’est prévu, il y a d’ailleurs un début et une fin, des faiblesses apparaissent une fois son ordre de lecture déconstruit.

Laissez moi pousser la réflexion plus loin.

Lorsque je découvre un nouveau disque, j’ai pris cette mauvaise habitude de le faire tourner en boucle pendant que je fais autre choses, généralement pendant que je joue, glande ou parle avec quelqu’un sur internet. Dans la plupart des cas, la logique veut que ma concentration immédiate prenne le dessus sur l’attention que je porte à mon fond sonore. Sauf dans plus ou moins deux cas.
Le premier, évidemment, lorsque la chanson m’interpelle et me sort de ce que je faisais pour m’attirer à elle. Du genre « Eh oh connard, écoutes comment je suis bien ! ». C’est le cas des très bons morceaux auxquels on prête toujours attention, même inconsciemment. L’autre cas, c’est quand le morceau brise la dynamique et m’extirpe brutalement de ce que je fais. Comme cet ami qui se comporte un peu bizarrement en société et qui créé une sorte de malaise ambiant. Là c’est la même : y a un truc qui cloche et on essaie de savoir quoi.

D’après moi, ça ne concerne pas forcément que les mauvais morceaux mais plutôt ceux qui, sans être réellement mauvais, ne sont pas à leur place. Et deux titres sur LLFD m’ont un peu donnés cette impression. Les deux qui ne sont pas chantés d’ailleurs.
Alors je veux bien croire que c’est en partie dû au fait que j’apprécie moins les chansons sans paroles, selon moi plutôt destinées à un autre type d’expérience (ou « d’ambiance », comme vous voulez), mais je pense aussi que c’est révélateur du seul défaut que j’ai trouvé à cet album : une certaine répétitivité dans la trame musicale, et cachée dans les meilleurs morceaux par une grande maîtrise du reste. Forcément, lorsqu’il n’y a plus de paroles, il n’y a plus grand chose pour le cacher.

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Mais en tenant compte de cela, si sur la douzaine de titres proposés il y en a surement deux qui m’ont dérangés, cela veut aussi dire que la dizaine de titres qui reste est de très bonne qualité. Cette qualité caractéristique d’un groupe qui contrôle sa tracklist de A à Z. Et à plus forte raison, caractéristique de 30 Seconds To Mars.

Du coup, j’en arrive au point où il ne me reste plus qu’à évoquer les qualités de ce disque. Ou du moins essayer. Parce qu’il est évident qu’on fait face une fois de plus à de très bons morceaux, certains plus rock dans l’esprit, d’autres un peu plus « perchés » façon Hurricane du précédent album, mais j’ai bien du mal à vous dire pourquoi.

Niveau sonorités on s’éloigne encore un peu plus du rock saturé qui les avait fait connaître avec The Kill pour se rapprocher de sons empruntés à l’électro. Et si je dois avouer que le mélange ne m’attirait pas sur le papier, le résultat m’a plutôt surpris. Sûrement parce que c’est utilisé avec parcimonie et surtout : jamais seul. (Cœur la guitare électrique ❤ ).
Sans compter la prestation de Jared Leto qui livre encore une fois quelque chose de grand et de juste. Les moments de silence sont très bien exploités et les envolées dans les aigus judicieusement placées (en tête de file le « Take no more » sur Up In The Air). Enfin, les paroles font sens et concordent avec les thèmes mis en avant par le titre de l’album. Encore heureux vous me direz, mais on a déjà vu le contraire hein ..

En gros Love Lust Faith + Dreams apporte un peu de fraîcheur dans l’univers de 30 Seconds To Mars tout en restant cohérent avec ce qu’il avait pu faire par avant. L’évolution se ressent et se comprend à travers les différents albums, inutile alors de comparer The Kill avec ce dernier tant This Is War justifie le gap.

Si je ne peux dire que 30STM a sorti leur meilleur album jusque à présent, je peux au moins dire qu’on reste sur quelque chose de très bon sans tomber dans les écueils du genre : refaire vingt fois le même album.

Sérieusement, vous foutez quoi là ? Allez l’écouter !

Top-3 :
– Northern lights
– Up in the air
– Do or die

♪ This is about a song #16

Il y a toujours des artistes que l’on attend plus que d’autres. En ce qui me concerne, c’est le cas avec 30 Seconds To Mars. Chaque petite information sur leur prochain album est déjà un évènement en soi alors je vous laisse imaginer lorsqu’ils ont présenté le nouveau single.

Ce que l’on remarque d’emblée c’est qu’ils en ont encore sous la pédale. Une fois de plus ce sera un album thématique qui prendra, à la manière de This is war, une nouvelle direction. Différente, donc, mais que je ne trouve pas illogique. Bien sûr il est impossible de juger un album seulement sur le premier titre dévoilé – et pourtant la communauté de leurs fans à l’air divisé – mais perso je suis conquis. Prise dans son ensemble leur discographie est parfaitement cohérente. Aussi bien au niveau des sonorités qu’au niveau de la prouesse vocale. L’évolution est là. Elle se fait sentir et, comme toute évolution, se justifie par la continuité. Moi, j’en demande pas plus. J’ai confiance.

En attendant la sortie du clip officiel, profitez donc de cette magnifique version mise en ligne par le groupe. E pour ceux qui se demandent pourquoi on voit des images de la terre prises depuis la station internationale, c’est parce qu’ils ont envoyé leur single dans l’espace. Rien que ça.

Mais nous aurons l’occasion d’en reparler bien assez vite. Le clip est prévu pour le 4 avril et l’album pour le 21 mai. Ah, et il s’appelle LOVE LUST FAITH + DREAMS.

Sur ce, des bisous.

30 Seconds to Mars – Up in the air :

Ps : Par ailleurs, je sais que le rythme de publication est pas au top en ce moment mais mes semaines sont assez chargées. Vous inquiétez pas, ça devrait bientôt revenir à la normale, en plus j’ai pas mal de choses en tête. Il faut juste qu’on prenne notre mal en patience.

. Evolution, not revolution

Nous y voilà, le nouvel Iphone à enfin pointé le bout de son écran ! Et cette fois, le grand absent de juin fut la star de septembre.

Enfin, star, il ne l’est resté que le temps de la présentation puisqu’une avalanche de critiques mêlées de mauvaise foi s’est très vite abattue sur lui. Pauvre petit smartphone de la marque à la pomme ..

Cette conférence était attendue. Très attendue même. A tel point que l’Iphone 5 se devait d’être parfait – et ce, autant niveau design que performances – s’il ne voulait pas se faire allumer.

Raté.

Étrangement, par fuites interposées, on savait tous à quoi il ressemblerait, ce nouvel Iphone. L’écran 16/9, c’était plus une surprise depuis longtemps. La taille de guêpe et le poids plume non plus, d’ailleurs. Et pour ce qui est de la taille du connecteur, le doute n’était plus permis. Pourtant, il a persisté pour de nombreuses personnes.
Rétrospectivement, je me demande bien quelles pouvaient être leurs circonstances atténuantes pour continuer d’espérer quelque chose de différent. Après tout, les 52765 photos (à une vache près) qui trainaient sur le net pouvaient n’être qu’un canular à grande échelle .. Sait-on jamais !

Le bon point, c’est que post-conférence, tout le monde était d’accord sur un point : Soit tu es pro-Samsung, soit tu es pro-Apple. Au revoir HTC et autres Nokia, il n’y a plus de places pour vous sur le marché du smartphone.

Parce que oui, les plus grandes critiques liés à l’Iphone 5 impliquent de le comparer directement au Galaxy S III de Samsung. Par ailleurs, toute autre comparaison n’a pas lieu d’être puisque GS III (pour les intimes) est le seul, je dis bien le SEUL, smartphone légitime. Voilà donc qu’avant même sa sortie officielle, prévue pour le 21 septembre, l’Iphone 5 est déjà déclaré #Old (Twittos, vous me comprenez). Obsolète, donc, par un concurrent sorti 6 mois plus tôt. Big joke ever.

Alors, je vais me faire avocat du diable – il en faut bien un. Je vais m’efforcer d’amener le juste équilibre entre, d’une part, les critiques qu’il subit et, de l’autre, la réalité.

1. Pas de révolution esthétique.
Soit. Le modèle reste grosso-modo le même que celui du 4S. Mais quel est l’intérêt d’en changer s’il convient parfaitement ? Et tant qu’on y est, elle était où la révolution esthétique entre le 4 et le 4S ?
il serait peut être bon, aussi, de prendre en compte les matériaux utilisés pour sa conception. Dont la fameuse coque en liquid-metal, technologie rendant le téléphone plus résistant et plus léger alors même qu’il est plus grand. A coté de ça, le GS III il est fait en quoi ? Plastique non ?

2. Inférieur au Galaxy S III en terme de puissance.
Déjà, se fier aux chiffres énoncés par les constructeurs c’est pas faire preuve de grandes capacités d’analyse (temps de la durée des batteries à l’appui). Toutefois, en faisant quelques recherches, on peut estimer leur puissance à quelque chose de relativement proche. L’Iphone serait, à priori, le premier processeur à Cortex A15 sur le marché (apparemment, c’est cool). Le GS III, quand à lui, serait plus puissant en terme de fréquence mais aussi plus demandeur à cause d’Android et ses widgets. En somme, chacun possède la puissance qu’il lui est nécessaire pour fonctionner fluidement. Au passage, aucun des 2 n’utilisera ses capacités à 100%. Alors bon ..

3. Changer le connecteur, c’est se foutre de la gueule du monde.
Étrangement, ceux qui étaient si demandeurs en révolutions techniques ne le sont plus tant que ça. Faut quand même rappeler qu’un format propriétaire qui reste si longtemps inchangé c’est rare. Il était temps qu’il évolue, qu’il devienne plus puissant. De toute façon, ça serait forcement arriver à un moment ou un autre. Et puis réduction de taille implique réduction de matériaux, ça fait pas de mal de penser à la planète un peu ! (même siça ne doit pas être leurs préoccupations initiales)

Pas besoin de plus, vous aurez compris là où je veux en venir.

Je n’insinue pas ici qu’il faut acheter Apple, parce que vendre un portable 700€ lorsqu’il en coute à peine 150, je trouve ça un peu osé. Libre à vous de voir si l’écosystème mis en place par Apple – l’app store & cie – est une réelle valeur ajoutée ou si, au contraire, c’est une façon de vous brider. Mais après tout, cela n’est soumis qu’à votre propre avis sur la question et il serait inconsidéré de vous en dicter la conduite.

Alors, chers amis, achetez bien, achetez malin. Et surtout, ne vous laissez pas dicter votre conduite par les fanboys et les antis.

Ah ! Dernière chose, rappelez vous que les gens qui se plaignent du 5 sont les mêmes que ceux qui se plaignaient du 4S. Le truc marrant c’est que les 3/4 l’ont acheté par la suite ..

. Year #1 : successfully completed.

Ah l’été ! On oublie bien vite qu’il ne finit qu’à la fin du moi, le 21 Septembre pour être précis. Si on a tendance à l’amputer de ces quelques 20 jours qu’il lui reste, c’est parce que chaque année, à la même date, la routine reprend le pas sur la folie des vacances et emporte avec elle les derniers souvenirs.

Pour beaucoup, l’été, c’est le soleil, les vacances, les photos de vos pieds au bord de l’eau sur Instagram et les soirées bien arrosées. Pour certains, comme moi, c’est surtout le petit boulot qui ne reflète pas plus notre avenir que l’option de détermination prise au lycée et le réveil à 7h du mat’. Pour d’autres, ceux qui travaillent toute l’année, c’est avant tout 3 semaines de répit loin de la hiérarchie et de l’incessant boulot-dodo-metro.

Oui, bon, j’ai rien trouvé de mieux ..

Mais quelque soit notre été, on s’accorde tous à dire qu’il prend fin lorsque se montrent les premiers jours de Septembre. Comme si il existait une 5ème saison entre la fin de l’été et le début de l’Automne. Un moment particulier dans l’année : la rentrée.

Qu’elle soit scolaire ou pas, on y passe tous. Non sans regrets, car elle marque la fin d’une année et le début d’une autre. Bien plus que le nouvel an, en soit.
Meilleur moment de l’année pour repartir du bon pied après le break conféré par les vacances. Meilleurs moment, aussi, pour les promesses impossibles. Qui n’as jamais entendu le fameux « Promis, cette année, je bosse dur ! » ? Moi c’était pas plus tard qu’avant-hier ..

En sus, les médias s’y mettent et nous placent le mot « rentrée » à toute les sauces. JT télévisés, statuts Facebook et hashtags sur Twitter. Même la famille y va de sa petite remarque.

Double peine.

En fait, c’est surtout ça qui me gêne. Ce rabâchage incessant qui tient plus lieu de tradition, voir de sport national, que de réelle utilité informative. D’ailleurs, qui s’en soucie encore de la rentrée ? Passé un certain âge, même si le lieu et les gens changent, une rentrée reste une rentrée. Pas besoin d’en faire la une des journaux ..

Perso, ça ne me fait plus rien depuis le lycée, la première pour être exact. Surement que j’étais enfin assez mature pour comprendre que j’étais là où je devais être, je suivais mon cursus, allant de classes en classes, sans encombres, me rapprochant un peu plus chaque années du but ultime : Le boulot de mes rêves, pour commencer, et style et cadre de vie qui va avec en suivant.
Dès lors, la rentrée a cessé d’être un calvaire et s’est avérée être un checkpoint dans ma vie. Chaque année, à la même date, je peux faire le point, jeter un œil en arrière, me dire « ça, c’est fait, on passe à la suite. » et continuer d’avancer.

Sans trop vouloir philosopher, c’est avant tout de la peur du changement, du besoin de se laisser porter par le temps, d’aller dans son sens au lieu de nager à contrecourant , dont sont effrayés les enfants à la veille de la rentrée.
Paradoxalement, dans la lignée du vivant, l’évolution « viable » était généralement signe d’extinction pour l’espèce inférieure, pour ce qui avait eu lieu avant. Peut être est-ce toujours là, écrit dans nos gênes, quelque part, et que c’est ce qui nous pousse à éviter le changement. Mais en tant qu’Homo sapiens sapiens, n’a-t-on pas déjà prouvé qu’avec le changement venait l’adaptation ?

Une fois encore, il est bon de se le rappeler :

« You are the result of 4 billion years of evolutionary success. Fucking act like it. »

Sur ce, pour soutenir mes potes qui reprennent vraiment trop tôt pour des étudiants, je leur annonce mon soutien et fait donc ma rentrée bloguesque. Comme annoncé il y a quelques jours, je reprends le rythme initialement prévu.

See you soon guys !