♪ This is about a song #22

Avec la chaleur de l’été, l’ambiance est souvent propice à écouter tout et n’importe quoi. Vous savez, on appelle ça communément de la soupe musicale. Non, ne niez pas, on porte encore tous en nous des séquelles infligées suite au succès de Gustavo Lima et de Michel Telo sur les ondes françaises.

Je viens donc essayer de rétablir l’équilibre, avec un peu de bonne musique. Vous savez, le genre de truc poignant qu’on retrouve souvent dans les films. Sauf que là, c’était pour un album à la base. Ecoutez donc la montée en puissance des violons, tout au long de ces cinq minutes. C’est juste parfait.

Astuce bien-être : pour en profiter pleinement, il faut l’écouter dès que vous ouvrez les yeux le matin ou juste avant de les fermer, au calme. Ça donne l’énergie suffisante pour aborder la journée à venir !

The irrepressibles – In this shirt :

. Home sweet home

Le plus beau, dans le retour à l’appart après deux mois de désertion, c’est comment les choses n’ont pas bougées. Restées comme figées dans le temps pendant que, dehors, l’été continuait sa route.

Sauf que bien sûr, vient le moment où il faut l’ouvrir, cette porte n°116.

Alors je remet le compteur, j’ouvre les volets-roulants, je check les étagères histoire de voir ce que j’y avais laissé et je défait la valise. Je m’installe, quoi.

Me voilà donc parti pour remettre chaque choses à sa place; Guitare dans un coin, raquette de tennis dans l’autre, ballon de basket sur l’étagère, bouteille de tequila avec ses demi-sœurs et De l’origine des espèces avec L’épée de vérité dans la table de nuit. Le compte est presque bon, j’ai forcement du en laisser à la maisonnée familiale.

Le truc, c’est qu’en rangeant tout ce fatras, j’y découvre de minuscules trésors sentimentaux, des bribes de l’année passée en somme. Ce stylo bic abandonné entre le lit et le mur témoigne de ces quelques heures passées à réviser de nuit les partiels approchants pendant que le peuple dormait. Tandis que ce paquet de pâtes, vestige d’un régime alimentaire très « étudiant » dans l’âme et pas encore prêt de s’arrêter, prends la poussière entre deux boites de conserves.

Voilà où j’en suis, assis sur mon lit, la valise à moitié défaite, à me demander si j’abandonne tous ces petits souvenirs à mon moi d’avant ou si, alors, je les réactualise par la force des choses. Par celle du temps aussi, en bougeant, rangeant et comblant les vides.

Pas facile de reprendre ses marques, hein ?

. Year #1 : successfully completed.

Ah l’été ! On oublie bien vite qu’il ne finit qu’à la fin du moi, le 21 Septembre pour être précis. Si on a tendance à l’amputer de ces quelques 20 jours qu’il lui reste, c’est parce que chaque année, à la même date, la routine reprend le pas sur la folie des vacances et emporte avec elle les derniers souvenirs.

Pour beaucoup, l’été, c’est le soleil, les vacances, les photos de vos pieds au bord de l’eau sur Instagram et les soirées bien arrosées. Pour certains, comme moi, c’est surtout le petit boulot qui ne reflète pas plus notre avenir que l’option de détermination prise au lycée et le réveil à 7h du mat’. Pour d’autres, ceux qui travaillent toute l’année, c’est avant tout 3 semaines de répit loin de la hiérarchie et de l’incessant boulot-dodo-metro.

Oui, bon, j’ai rien trouvé de mieux ..

Mais quelque soit notre été, on s’accorde tous à dire qu’il prend fin lorsque se montrent les premiers jours de Septembre. Comme si il existait une 5ème saison entre la fin de l’été et le début de l’Automne. Un moment particulier dans l’année : la rentrée.

Qu’elle soit scolaire ou pas, on y passe tous. Non sans regrets, car elle marque la fin d’une année et le début d’une autre. Bien plus que le nouvel an, en soit.
Meilleur moment de l’année pour repartir du bon pied après le break conféré par les vacances. Meilleurs moment, aussi, pour les promesses impossibles. Qui n’as jamais entendu le fameux « Promis, cette année, je bosse dur ! » ? Moi c’était pas plus tard qu’avant-hier ..

En sus, les médias s’y mettent et nous placent le mot « rentrée » à toute les sauces. JT télévisés, statuts Facebook et hashtags sur Twitter. Même la famille y va de sa petite remarque.

Double peine.

En fait, c’est surtout ça qui me gêne. Ce rabâchage incessant qui tient plus lieu de tradition, voir de sport national, que de réelle utilité informative. D’ailleurs, qui s’en soucie encore de la rentrée ? Passé un certain âge, même si le lieu et les gens changent, une rentrée reste une rentrée. Pas besoin d’en faire la une des journaux ..

Perso, ça ne me fait plus rien depuis le lycée, la première pour être exact. Surement que j’étais enfin assez mature pour comprendre que j’étais là où je devais être, je suivais mon cursus, allant de classes en classes, sans encombres, me rapprochant un peu plus chaque années du but ultime : Le boulot de mes rêves, pour commencer, et style et cadre de vie qui va avec en suivant.
Dès lors, la rentrée a cessé d’être un calvaire et s’est avérée être un checkpoint dans ma vie. Chaque année, à la même date, je peux faire le point, jeter un œil en arrière, me dire « ça, c’est fait, on passe à la suite. » et continuer d’avancer.

Sans trop vouloir philosopher, c’est avant tout de la peur du changement, du besoin de se laisser porter par le temps, d’aller dans son sens au lieu de nager à contrecourant , dont sont effrayés les enfants à la veille de la rentrée.
Paradoxalement, dans la lignée du vivant, l’évolution « viable » était généralement signe d’extinction pour l’espèce inférieure, pour ce qui avait eu lieu avant. Peut être est-ce toujours là, écrit dans nos gênes, quelque part, et que c’est ce qui nous pousse à éviter le changement. Mais en tant qu’Homo sapiens sapiens, n’a-t-on pas déjà prouvé qu’avec le changement venait l’adaptation ?

Une fois encore, il est bon de se le rappeler :

« You are the result of 4 billion years of evolutionary success. Fucking act like it. »

Sur ce, pour soutenir mes potes qui reprennent vraiment trop tôt pour des étudiants, je leur annonce mon soutien et fait donc ma rentrée bloguesque. Comme annoncé il y a quelques jours, je reprends le rythme initialement prévu.

See you soon guys !

. C D E F G A B

Au moment où j’écris ce billet on est le 22 juin. Et comme chacun le sait, hier c’était la fête de la musique et officiellement l’été ! Circonstances obligent, je vais parler musique pour une fois. Ce qui n’est pas trop tôt vu qu’il y a une guitare sur la page d’accueil mais que je n’ai pas évoqué le sujet une seule fois.

Faut dire que c’est pas forcement facile d’en parler. Je ne peux qu’écrire sur quelque chose que je connais, or je suis plutôt porté sur le rock, le punk, la pop, voir le métal dans certains cas mais la plupart de mes cercles d’amis écoutent du rap US ou de l’electro (vous me passerez les approximations). Du coup si je rentre vraiment dans ce que j’écoute, ça va pas vous plaire et si je rentre dans ce que vous aimez, j’aurais pas grand chose à dire.

Vous l’aurez compris, le maître-mot sera : Compromis.

Je vais donc tâcher de pas trop m’éloigner de ce que j’écoute – voir pas du tout, vous m’en voudrez pas – tout en essayant de vous y intéresser.

En fait, je vais parler d’un groupe très connu, surtout grâce à son leader charismatique : Adam Levine. Oui, il s’agit bien de Maroon 5. Et je suis certains qu’à un moment où un autre vous avez vibré sur leurs morceaux. Que ce soit sur l’énorme titre qu’est « She will be loved » ou sur le fameux « Move like Jagger » ft. Christina Aguilera qui a récemment monopolisé les bandes FM, vous avez forcement poussé la chansonnette sur l’un de leurs titres.

Et si je vous parle d’eux c’est pas juste pour le plaisir mais bien parce que leur dernier album vient de sortir et il s’appelle Overexposed. Le titre est apparemment une private joke par rapport à leur récente exposition médiatique. Cherchons pas plus loin. En plus la jaquette est vachement jolie !

L’écoutant en ce moment même, je les trouve plutôt en forme les Maroon 5. L’album est plutôt original et ça change du style rock duquel ils avaient un peu de mal à sortir. Ils ont su faire évoluer leur façon de travailler, et par conséquent, leur son. Ça s’entend et c’est pas désagréable.

On y retrouve un mélange d’univers très différents et en même temps tous très bien construits autour d’un fil conducteur résolument pop. Un melting pop quoi ! Hum hum ..

En ce moment, les radios nous rabâchent le premier single « Payphone » en collaboration avec Wiz Khalifa qui rap en plein milieu mais on trouve aussi « One more night » dans un style un peu plus electro-pop qui s’accorde parfaitement avec la voix d’Adam ou encore « Sad » qui est tout simplement l’une des plus belles balades du moment.

D’ailleurs je pourrais vous en citer d’autres, mais ce serait vous gâcher la surprise qu’est d’écouter cet album. Alors allez y, lancez vous, il est vraiment bon !

Et si jamais vous avez le choix, prenez la version Deluxe et écoutez « One more night » (Sticky K Remix).