. With great power comes great responsability

Récemment, je suis allé au cinéma pour voir les nouvelles aventures de l’homme araignée. Enfin, nouvelles, oui et non. Il se trouve que c’est un reboot de la série. On prends la même formule et on recommence à zéro. Donc, après les trois films de Sam Raimi sobrement intitulés Spider-Man, Spider-Man 2 et Spider-Man 3, la licence prend le nouveau nom de The Amazing Spider-Man. Point qui a son importance, c’est aussi le nom du comics qui a vu débarquer Peter Parker pour la première fois en 1963 et qui n’est, à ce jours, toujours pas fini.

Je vais pas m’acharner à critiquer le film ni à lui faire une éloge, comme pour chaque grosse production – et c’est peut être encore plus véridique pour tout ce qui touche à l’univers des comics – il y a des détracteurs et des fan-boys. A vous de voir où vous vous situez.

Mais dans l’ensemble, j’ai passé un bon moment. J’admet avoir trouvé le début un peu brouillon, surtout au niveau du jeu des acteurs dans les dialogues ( coucou Emma Stone ! ). Mais faut dire que j’avais été un peu conditionné par les différentes critiques lu par ci par là sur le net donc je cherchais la petite bête.
Et puis même si Marc Webb s’est débrouillé pour pas nous réactualiser le premier du nom, il y a certains passages qu’il ne pouvait éviter. La piqure par l’araignée, la mort de l’oncle Ben et les premiers pas de Spider-Man, pour ne citer qu’eux. Alors on est vite tenté de faire la comparaison.
Tout de même, mention spéciale pour la jolie scène vers la fin où New-York rend à Spider-man tout l’amour qu’il lui donne. Certainement la meilleure partie.

Mais je suis pas vraiment là pour vous parler du film en fait.

Il se trouve qu’en rentrant de la séance, je discutais du film avec la personne qui m’accompagnais, et on en est vite venu à aborder les différences entre les deux films. La comparaison était inévitable. Tout y est passé, jeu d’acteurs, personnages, super-vilains & Cie.

Puis on est arrivé à une conclusion inévitable : on n’avait aucune base pour faire la comparaison puisque, ni lui ni moi, n’avions suivi les comic-books. Alors quid de Sam Raimi ou de Marc Webb était dans le vrai ? Mary-Jane Vs Gwen Stacy,  Bouffon vert Vs Lézard, toile organique Vs toile synthétique.

Difficile de s’y retrouver tant les différences sont importantes.

Et vu que j’ai un peu de temps à perdre et beaucoup de curiosité, j’ai voulu voir par moi-même. Alors je me suis lancé, tête la première, dans l’univers de Marvel.

Sauf qu’une fois qu’on commence à y mettre le nez, on se retrouve confronté à deux problèmes majeurs.
Le premier étant que depuis la naissance de Spidey en 1963, il s’en est passé des choses. C’est un univers très vaste avec de nombreuses déclinaisons, le tout entrecoupé par 50 ans d’histoires. Vous imaginez bien, le Spider-Man des premiers comic-books n’avait pas le même style graphique ni la même façon de parler que maintenant. Sans compter qu’il s’est pas tapé que le bouffon vert pendant tout ce temps…
Rattraper tout le retard vous couterez autant de temps que d’argent, c’est pour dire !
Le deuxième problème, c’est qu’une fois que vous avez commencé, c’est très dur de lâcher. C’est le genre de chose, on adhère ou on adhère pas. Mais on le sait très vite.

Du coup, pour les nouveaux venus comme moi dans l’univers Marvel, il existe une alternative à l’univers Marvel classique qui est déchargé du poids du passé : l’univers Ultimate.

Ce nouvel univers qui se déroule en parallèle à l’univers original est en fait une tentative de la part de Marvel pour attirer les lecteurs effrayés par la continuité des aventures de l’homme araignée. Nouveau style graphique, réactualisation de l’histoire, rajeunissement des protagonistes et introspection un peu plus poussé sont au menu.
Les scénaristes remontent aux origines du héros pour que l’on puisse en connaitre les grandes lignes. Rien de mieux pour appréhender l’univers Marvel tranquillement.

Seul petit bémol, faut bien avouer que c’est un peu le bordel au niveau des titres et des ordres de lectures dans l’univers Ultimate. Faut un peu écumer le net pour comprendre mais une fois qu’on a piger la logique, ça va tout seul !

Du coup, moi qui étais parti pour lire seulement Spider-Man, j’ai dérivé sur les Avengers et les X-Men

Et je compte bien m’attaquer en suivant à l’univers original grâce aux différents points d’entrés répartis un peu partout, mais ça je vous en parlerai une prochaine fois. J’ai déjà fort à faire…

BONUS STAGE :

L’article sort un jour en retard (voir deux d’ailleurs), mais j’ai préféré le peaufiner un peu plutôt que de vous livrer un truc brouillon. Pour me faire pardonner j’ai caché un petit clin d’œil à Spider-Man sur cette page, à vous de le trouver !

Fait étonnant, si jamais vous lisez les comics, vous vous rendrez peut être compte que c’est pas forcement le film qu’on pensait être le plus fidèle qui l’est réellement.

Enfin, la couverture d’un des nombreux crossovers de l’univers Marvel que j’apprécie particulièrement.

. After all, why not …

Vous vous en souvenez peut être, dans un article précédent, j’avais mentionné le fait que j’étais aller voir Prometheus au cinéma, tout en promettant d’en reparler plus tard. Je l’avoue : j’avais un peu zappé. Mais je vais tenter de me rattraper !

Attention, spoilers !

En sortant de la séance, je ne savais pas trop quoi en penser. J’avais bien aimé mais il manquait quelque chose, la question étant : Quoi ?

A force de cogiter dessus et d’en parler à droite et à gauche, j’en suis vite arrivé à une conclusion : Sur la forme, le film tient la route. Mais alors sur le fond, – soyons sincères – ça vaut pas grand chose.

En plus des questions qui resteront sans réponses, on accumule les incohérences. Et puis pas des petites, hein. Non, non. De belles grosses boulettes !

Finalement toutes ces incohérences m’ont données de la matière pour écrire cet article. A tel point que par économie de place, et surtout par flemme, je ne m’amuserai pas à toutes les lister. Je vais juste parler de celles qui m’ont paru les plus flagrantes. Dans un désordre des plus total et en assumant que vous ayez vu le film.

De toute façon, après avoir passé une année à étudier la biologie je ne pouvais qu’être révolté par le fait que le biologiste et le géologue, en plus d’être totalement inutiles et imbus de leur personne, sont pas capables de faire ce pour quoi ils sont venus sur cette foutue planète, et qui en plus arrivent à mourir les premiers. J’avais envie de pleurer quand j’ai vu ça ..
Sérieusement, vous avez déjà vu un géologue se paumer dans un tunnel ? Et un biologiste refuser d’approcher un nouvel organisme dans un parfait état de conservation ? Moi non plus. A la limite, ils seraient étudiants ou que sais-je, je comprendrai. Mais là, ils sont quand même censés faire parti des meilleurs – si ce n’est l’être – de leur profession.
Mais bon ça n’a pas l’air de choquer les autres alors continuons.

D’ailleurs, pourquoi le robot humanoïde sans émotions agit de la sorte ? Je peux comprendre que, sur le plan scénaristique, ça arrange bien d’avoir un élément déclencheur. Mais là il n’y a aucunes raisons valables qui corroborent ses actes. Qui sait, peut être a-t-il pensé que mettre une substance alien dans le verre d’Holloway – qui passe son temps à se bourrer la gueule alors qu’il est censé être un des initiateurs de la mission – allait l’empêcher d’avoir la gueule de bois le lendemain …
Ah il s’est trompé ! Tant pis pour Holloway. Après tout, ça fait 3 ans qu’il avait pas fait de blagues notre ami le robot, il avait un peu perdu l’habitude.

Et puis toi, blondie, pourquoi à la place de courir tout droit, dans l’ombre de l’énorme vaisseau qui te tombe dessus, tu vas pas sur le coté ? d’ailleurs, t’es pas censé être une militaire super entrainée ? No comment.

Et je parle pas du monsieur tout blanc du début, qui après avoir bu son coca maison, commence à se désintégrer dans la rivière d’à coté pour nous faire comprendre à nous, spectateurs, que c’est lui qui est à l’origine de la vie sur terre. Vive le créationnisme et bye-bye Darwin.

Ah et j’ai pas encore parlé de l’héroïne, Shaw. Pourtant, comme tout bon personnage clé, elle les cumule.
Après qu’on ai pris la peine de nous dire qu’elle était stérile, elle se tape ce cher Dr Holloway en mode infecté, sans protection, et arrive à tomber enceinte. C’est à cause de l’infection, elle est vachement forte et a rendu les spermatozoïdes d’Holloway superpuissants. Le pauvre, il est condamné à avoir des pieuvres pour descendance. Enfin, pas longtemps, puisqu’il va pas tarder à mourir à coup de lance-flamme, c’est vrai.
Bon par contre, elle, elle porte un poulpe en son sein donc ce serait pas mal de l’enlever. Hop, une petite scène gore, une grosse entaille, quelques agrafes pour refermer et nous voilà reparti. Ni vu, ni connu.
Heureusement, fiston prématuré va nous être bien utile par la suite. En plus d’être toujours en vie – après avoir été retiré chirurgicalement – il grandi plutôt rapidement ! Comme ça il va pouvoir aider maman à tuer l’affreux monsieur albinos qui lui veux du mal. Et puis tant qu’on y est, autant pondre à l’intérieur pour donner naissance à un alien, ça fera un préquel comme ça. (Et une grand mère à 30 ans !)

Et si vous avez pas tout compris, niveau mélange d’espèces, c’est comme ça que ça se passe :

La fin reste tout de même le summum de l’illogisme. La gonzesse, à la place de rentrer sur terre pour aller prévenir les gens du danger, elle va sur la planète des bonhommes albinos pour leur poser des questions. Bha oui, on est plus à ça près en même temps.

Ridley Scott, pourquoi tant de haine envers ton œuvre ? N’avais-tu pas les moyens d’engager quelqu’un pour relire le script ? Enfin, je dis « quelqu’un » mais il te fallait au moins une armée ..

STAGE BONUS :

Si vous avez du courage, je vous conseille de suivre ce lien, c’est un article qui démonte le film plan par plan. Ça fait ouvrir les yeux, je vous assure.

Et pour les feignants, une critique dessinée ici.

. Dark room

Parmi les expériences cochées sur ma To-do list , être aller à une séance de cinéma tout seul est certainement l’une des meilleures. Et des plus relaxantes, pour si peu que l’on prévoit le coup.

Car oui, aller au cinéma lors de la sortie d’un film très attendu ou à des horaires très appréciés (particulièrement entre 20h et minuit), n’est pas forcement le meilleur moyen d’apprécier l’exercice. 

Personnellement, ça faisait un bail que ça ne m’était pas arrivé. Mais les partiels approchants et l’envie de travailler étant de plus en plus absent, j’ai eu peu de mal à quitter la chaleur de mon appart pour rejoindre les salles de cinéma climatisées. Faut dire qu’habiter à côté n’arrange pas les choses.

Bref, aujourd’hui, je suis aller voir Prometheus. Tout seul, comme un grand.

Incapable d’en parler sans vous le spoiler, je n’en dirai pas plus – Du moins, pas encore. Néanmoins, l’ambiance du film s’y prête assez bien.

Pensez-y un peu. Vous regardez bien tout un tas de films chez vous, seuls, sur votre écran de pc ou votre télé. Alors pourquoi ne pas le faire dans une grande salle de cinéma, confortablement assis, avec très peu de monde autour de vous ?

Déjà, on peut choisir sa place tranquillement. Pas besoin de se précipiter, de devoir en prendre une par défaut et de risquer de se voir séparer des personnes avec qui l’on vient. Rien que ça devrait vous convaincre. En plus, vous avez les deux accoudoirs pour vous et tout l’espace qu’il vous faut. Enfin, fini les personnes qui mâchouillent leur pop-corn derrière vous tout le long du film, celles – malades en plein hiver – qui n’arrêtent pas de tousser et celles bien plus grandes que vous qui vous gâche une partie de l’écran.

Si c’est pas des conditions optimales pour vous, effectivement, vous faîtes mieux de rester chez vous.

Alors pour une fois, choisissez un bon film, omettez d’appeler vos potes, votre petite amie ou votre copain et allez profiter d’une séance tout seul !

(Et allez voir Prometheus pour qu’on puisse en parler.)