. PAF !

Il y a quelques soirs de ça, par le biais de twitter et de la masse d’information qui est brassée chaque jour, je suis tombé sur le blog récemment créé d’un gars. Il est dit que chaque blog est créé pour une raison, avec une ligne de conduite. Pour certains elle est clairement définie dès le départ alors que pour d’autre c’est plus vague, comme pour moi qui avance à tâtons la plupart du temps, au grès de mes humeurs. Toujours est-il que ce mec, l’auteur du blog donc, s’offrait le privilège d’être concis sur son objectif tout en ne se limitant à aucun sujet. Il avait, dit il, promis d’écrire chaque jour. Point à la ligne.

Et si j’ai cru comprendre que l’histoire derrière tout ceci – parce qu’il y en a toujours une – était plus complexe qu’elle ne laissait penser; la promesse n’étant peut être pas forcément faite à lui-même et l’auteur ayant déjà connu son petit moment de gloire avant de raccrocher. Toujours est-il qu’il s’affaire maintenant depuis trois mois à tenir ses engagements, mais si l’important semble être pour lui d’écrire et seulement écrire (beaucoup ou peu, bien ou mal, là n’étant pas la question), il a surtout promis de se vider la tête.

Chose qui m’en a fait reconsidérer d’autres.

Ou en tout cas j’ai réalisé que la direction que je suivais n’était manifestement pas celle que j’envisageais au départ. Pour une fois, j’ai l’impression de m’être laissé emporter par quelque chose de plus fort. De plus simple.

Damn ! Si j’en crois mes dernières publications, les brouillons actuellement en attente et les idées que j’envisages, j’ai délaissé le coté personnel de l’exercice pour me concentrer sur celui bien plus aisé de l’impersonnel. Et à ce rythme là, il serait plus simple que j’aille ouvrir un compte sur senscritique.com et que j’y reste. Pourtant je prends vraiment du plaisir à faire ça, à commenter les films que j’ai pu voir, les lectures que j’ai pu faire ou mes grandes découvertes culturelles. Pire, ça m’obsède – d’ailleurs certains diront que je ne vais plus qu’au ciné pour démonter le film juste après.

Sauf que non, j’avais pas prévu ça. Et dans un sens, maintenant que je l’ai réalisé, ça me pèse. Vous savez, comme lorsqu’on se rend compte d’avoir perdu une personne et qu’il est déjà trop tard pour faire marche arrière. L’avantage, là, c’est que je peux. Pas de panique, j’ai pas l’intention d’arrêter vu que j’y prends un plaisir certain. En plus la plupart de mes conversations à propos de ce que j’écris ici tournent autour des avis que j’y poste alors ce serait bête. Non, je vais juste diluer l’info. Lorsque possible. Parce que c’est plus intéressant pour vous que mes petites réflexions mais aussi plus simple pour moi à écrire. C’est aussi pour ça que c’est devenu le contenu majoritaire ces derniers temps, la faute à ma paresse. Mais je vais lutter et faire comme ce gars, écrire pour écrire. Whatever shit happens.

Et puis, des fois, Paf !, suffit de se prendre une porte en pleine tête pour penser à l’ouvrir la fois d’après.

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Un an, cent articles. Déjà.

C’est dans ces moments là que je me dis que le temps passe un peu trop vite à mon gout. Et paradoxalement je me verrais bien avec quatre ou cinq années de plus. Mais je crois que c’est le propre de la condition humaine que de se plaindre de ce que l’on n’a plus et d’envier ce que l’on a pas encore. Aussi, j’en resterai là à ce propos.

birthday cake

Toujours est-il que c’est une bonne occasion pour faire les comptes, jeter un œil sur les statistiques et savoir si j’ai été un bon hôte ou pas. Quoi que « hôte » sous entend un peu que j’eu pris soin de vous, invités. Ou du moins essayé. Et je suis bien conscient que ce n’est pas vraiment le cas puisque je vous ai toujours répété que j’écrivais ici par plaisir et non par obligation.

Bien sur, dans un premier temps, j’ai fait comme tout ceux qui découvrent la face cachée d’un blog, à savoir penser, respirer et manger « nombre de visites ». Spirale infernale que ce compteur qui te rappelle qu’aujourd’hui tu n’as pas réussi à faire mieux que hier, que tu n’as pas eu de visites ces 5 dernières heures et qu’en 3 mois tu as fait à peine autant de vues que pendant ton mois record. Alors quand tu te rends compte que pour être vu il faut tout simplement exister – et que tu n’existe qu’en publiant – tu te met à sortir un truc tous les deux jours, au risque de ne plus savoir quoi écrire, de dire de la merde ou dans le pire des cas de ne plus en retirer une quelconque satisfaction.

Attention-whorisme à son paroxysme.

Pour ma part ça n’a duré qu’un temps. Je crois. Parce que je suis trop feignant pour soutenir un tel rythme. Puis je me suis rendu compte d’une chose qui a peut être fait la différence : j’avais beau ralentir la vitesse de parution, on continuait à me parler de ce que je faisais, et sous couvert de « tu veux pas parler de ça ? » et de « tu vas écrire un article dessus ? » j’y voyais une sorte d’encouragements. Tout simplement, on continuait à me lire. Vous continuiez à me lire. Et c’est à peu près tout ce qui importe, au final.

Alors je vais en profiter pour vous remercier d’être là, d’être revenu une fois de plus ou même d’être seulement passé en coup de vent. Liste non-exhaustive, of course.

Merci a toi, fidèle ami(e) qui continu(e) de penser que ce que j’écris peut être intéressant, ou qui espère secrètement que ça le devienne un jour. Promis, je vais essayer de m’améliorer.

Merci à toi, voyageur de l’Internet qui a peut être atterri ici par erreur mais qui t’es dit que tu n’y étais pas si mal.

Merci à toi, et à toi et à toi, qui continuaient à m’emmener voir toute sorte de films pour que je puisse écrire dessus et à me faire faire le tour des burgers de la ville. Même si vous avez aimé la bouse qu’est Prometheus, je vous pardonne. Un peu.

Merci à toi, personne un peu dérangée, qui est tombée sur ces modestes pages en tapant des choses dans google comme « sein alison brie », « zombie pute » ou encore « masturbation ». Je me demande encore pourquoi, mais ça m’a fait rire sur le coup.

Merci à toi, qui continu de lire en temps et en heures chaque article que je poste et qui maintiens mes stats constantes. J’espère que tu t’amuses toujours autant à me lire que moi à écrire.

Merci à toi, étranger venu du fin fond de l’Afrique, de l’Asie ou de l’Amérique du sud. Même si tu ne dois rien comprendre à ce qu’i y a écrit j’espère au moins que les images t’ont plu.

Merci à toi aussi, anglophone qui doit rager devant son écran parce que je met des titres en anglais à des articles écrits en français. Mais vois y une occasion d’apprendre une nouvelle langue !

Merci à toi, futur visiteur, pour t’être égaré par ici.

Et merci à toi, lecteur, pour m’avoir lu jusqu’à la fin.

Sur ce, promis, les prochains seront plus funs ! (Ouais, ça fait beaucoup de promesses mais je les notes au fur et à mesure sur des post-It, donc j’oublie pas. #Astuce).

. Let it go

punch

Tel que vous me lisez là, il est 23h47 et la journée est bien partie pour se finir comme elle a commencé. C’est à dire assis sur mon pieu, éclairé à la faible lueur de ma lampe Ikea, en train de fureter sur les internets. Accessoirement, j’ai aussi fini par fusionner avec mon plaid au vu de la température extérieure avoisinant les -6367°C, très exactement.

En attendant que les minutes s’égrainent, je passe de conversations twitter en conversations facebook, d’articles de blogs divers et variés en articles bien plus spécifiques, de films en jeux vidéos. De là à là-bas, de ceci à cela. Le tout sur un fond sonore hautement élevé et à fortes consonances punk. – J’en profite d’ailleurs pour remercier le gars qui a doté ma résidence de murs si épais. Non seulement j’ai pas à supporter les ébats de mes voisins, mais en plus je peux faire monter les décibels à 2h du mat’. Thanks bro !

Trêve de plaisanterie. La vérité est là, devant vous : J’ai aucune idée d’où je vais en alignant ces quelques mots. La seule certitude ici présente est le besoin d’écrire. Le besoin d’entendre le cliquetis des touches du clavier et le bruit de la barre d’espace que l’on frappe par habitude, par lassitude; Mettant fin à un mot alors même qu’elle donne naissance à un autre. Et par dessus tout il y a le manque de temps. Diantre, un putain de manque de temps ! Je me demande si vous arrivez à tout faire en une journée. Dire aux gens qui vous entourent tout ce que vous voulez leur dire. Passer du temps avec vos potes, que ce soit cette bande de gars éparpillés par les études – par la vie – ou ceux avec qui vous passez la majeur partie de vos journées. Et puis discuter, aimer, faire la fête, se reposer, étudier.

Pour être honnête, j’espère pas. Ça voudrait dire qu’on est tous la même merde. Pas seulement quelques uns.

Je vous dois cependant des excuses, pour vous avoir volé quelques précieuses minutes. J’ai l’habitude d’écrire ce qui me passe par la tête, mais rarement de façon aussi décousu et peu intéressante. Ça se mélange un peu là dedans. La faute à cette petite étincelle qui essaie de faire la place nécessaire pour devenir un grand feu. Quitte à foutre le bordel. Et en attendant le combustible adéquat – comprendre le courage nécessaire – elle vivote. D’intensité toujours différente, parfois capable de passer inaperçu et d’autres fois assez forte pour déclencher un feu de forêt.

On dit que l’on ne se rend compte de l’importance d’une chose que lorsqu’on la perd. S’éloigner intentionnellement d’une personne, pour un temps, serait alors la meilleure façon de lui faire ouvrir les yeux ? Ça vaut peut être le coup d’essayer.

Comprendra qui pourra : Mea culpa.

. Pack up your life #4

bookPola

Je pense qu’il est temps de clore cette partie.

Cette fois il ne sera pas question d’images ni même de musique. Juste quelques mots. Parce que certains messages passent mieux ainsi. Les images et les couleurs ça distrait trop, si on veut retirer le sens d’une phrase il faut s’y intéresser de près. De là, on pourrait facilement digresser sur le fait qu’un bouquin demande plus d’investissement qu’un film, du moins sur le fond. Mais je m’égare, hein ?

Je vais pas non plus m’acharner à justifier ma démarche, à travers cette série d’articles. Leur importance ne tient pas vraiment dans le fait qu’ils soient publiés ni même écrits, mais plutôt dans celui qu’ils eurent été construits, envisagés et réfléchis. De sorte à s’en servir pour faire remonter des choses, à la manière d’une ancre jetée dans le passé. Ça permet de pouvoir dresser une sorte de bilan final.

Alors, avoir ouvert ce blog, bonne ou mauvaise chose ?

Souvent, je prends conscience du temps que j’y consacre – à réfléchir, écrire, relire, rectifier – et me sens un peu dépassé par la tâche. En tant que lecteurs, quand on parcourt ce genre de billets en cinq minutes, on ne se rend pas tellement compte que l’investissement se compte en heures. Facilement deux à trois pour taper un truc. Mais je crois que la raison qui nous (me) fait continuer, et je l’ai déjà évoquée à plusieurs reprises, c’est qu’on en retire bien plus qu’on en donne.

Déjà, intellectuellement parlant, j’aborde mon quotidien d’une façon totalement différente. Chaque petit détail peut avoir son importance, peut mener à une idée ou à un début d’article. Il faut donc continuellement allouer une partie de son cerveau à l’exercice. Chose réellement stimulante qui apporte une sorte d’ouverture d’esprit – d’ouverture sur le monde, en fait – et qui empêche de totalement s’enfermer dans une bulle, perdu dans sa routine et totalement hermétique à ce qu’il se passe autour.
Le pendant de tout ça c’est peut être le fait que je sois un peu devenu esclave de mon inspiration. On est tellement rarement en phase qu’il vaut mieux pas la laisser filer. A moins de vouloir se frotter à la fameuse page blanche, une fois de plus. Tenez, là par exemple je suis attendu dans 1h30 mais je traine encore au lit à taper un semblant de brouillon de ce que vous lisez. Autant dire que je serai pas à l’heure. Mais à chaque tâche, son sacrifice non ?

D’autre part il y a la reconnaissance, même faible, qu’on en retire. On va pas se mentir, c’est qu’une question d’ego. Mais que ce soit émotionnellement ou professionnellement, on cherche tous à être reconnus par nos pairs. Et c’est le fait de se savoir lu et d’entendre parler de ce que l’on publie qui impose de continuer malgré l’humeur pas toujours au beau fixe, l’emploi du temps pas forcément conciliant et la solution de facilité qu’est la procrastination.

C’est peut être aussi pour cette raison que, globalement, je donnerais une note positive à l’année qui s’est écoulée. Année qui n’était pourtant pas exempte de fausse notes et d’erreurs de ma part. Arrive un moment où on en vient à douter qu’un truc comme le karma existe puisque cela voudrait dire qu’il s’acharne contre nous. Ou que l’on s’acharne nous même contre nous, selon la définition. Mais si la science m’a appris une chose, c’est que la nature est perpétuellement à la recherche de l’équilibre. Toujours.

En fait, il suffit juste de trouver ce qui contrebalancera ce déséquilibre.

Pour le moment je l’ai, je le tiens et je le lâche pas. Maintenant on tourne la page et on en écrit une nouvelle. Merci de la lire.

Ah, et bonne année.