. A bath of questions

metronome

Rendons à César ce qui est à César; cliquez sur la photo pour découvrir son auteur.

Quand les gens de mon âge peinent à répondre à la question « Que voulez vous faire plus tard ? », pour moi, la question la plus dure qu’il m’eut été posé récemment c’est « Quelles sont vos passions ? ».

Franchement, les 30 secondes de réflexion que j’ai eu ne m’ont pas vraiment aidées. Et j’ai rien trouvé de plus intelligent que de dire que je n’en avais pas. Que j’avais juste des pôles d’intérêt, comme on me l’a souligné. Alors ouais je m’intéresse à pas mal de trucs   – curiosité oblige – mais je suis bien incapable d’en mettre un au dessus des autres.

Le plus interpellant c’est que des gens ont répondus tout naturellement à cette question. Comme si pour eux c’était une évidence. Enfin, en apparence. Disons qu’à ce moment là c’est surement ce qui avait le plus d’importance dans leur quotidien.

Mais c’est pas le fait qu’ils y répondent qui m’a le plus étonné mais plutôt celui qu’ils sachent comment y répondre. Concrètement, à quel moment un passe-temps devient une passion ?  Et surtout, comment s’en rend on compte ?

Là est la porte ouverte à tout un tas de questions, auxquelles je suppose que l’on ne peut qu’y répondre partiellement.

Est ce que c’est le genre de chose qu’on mesure au temps passé dessus ? Genre si tu pratiques un sport 12h par semaine est ce que ça en devient forcément une passion ? Parce que dans ce cas là, regarder la tv ou surfer sur le net doit être la passion de beaucoup de personnes. Et pourtant ce ne sont pas des réponses courantes.
Serait-ce sentimental, alors ? Ou proportionnel au degré d’implication, peut être ? Aux nombres de choses qu’on est prêt à reléguer au second plan ? Pourtant lorsque qu’on fait de la musique, ça touche forcément au domaine de cerveau régissant l’émotion, c’est biologique. Et la photographie, par exemple, demande beaucoup de rigueur et d’implication si l’on veut prendre les plus beaux clichés.

Plus sérieusement je serai bien incapable de les départager, l’un et l’autre.

Le truc, c’est que si l’on suppose que c’est un tout, que l’on doit englober et prendre en compte chacun des critères précédents, je pense que la seule conclusion logique c’est le job de nos rêves. J’ai beau y réfléchir, je vois pas ce qui pourrait plus nous toucher, nous occuper et nous impliquer au cours d’une vie. Après tout, on passe bien les quinze ou vingts premières années de notre vie à ne serait ce que l’imaginer, puis quelques autres de plus pour tenter de le rendre réel.
Se pose alors le problème des vieux rêves abandonnés en cours de route, par manque de moyens (physiques ou intellectuels). Peut être qu’on tente juste de modeler notre futur job de façon à le faire rentrer dans le moule de nos passions.

Mais bon, comme laissé supposé plus haut, je suis pas sûr que quelqu’un le sache un jour. Tout ce que je vous offre c’est une vision un peu naïve de la chose et deux ou trois questions qui me taraudaient sous la douche.

En attendant d’y voir plus clair, je suis certain d’une chose : je serai ravi de passer mes journées à faire quelque chose qui compte pour moi, mais c’est certainement les différents pôles d’intérêts que je peux avoir qui m’empêcheront de devenir fou au bout de trente ans.

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