Video games Vs Cancer

Bien que je ne me considère pas comme un gamer, je me défini volontiers comme un joueur (vous chercherez la nuance vous-mêmes, amis bilingues). Et ce, principalement parce que je joue à deux ou trois jeux plutôt chronophages. Enfin, jouais, mais là n’est pas le sujet de ce billet. Pourtant, je ne vous parle quasiment jamais de jeux-vidéos.

Heureusement, certains événements sont pour moi l’occasion de me rattraper. Et d’en parler en bien. Contrairement aux tueries américaines qui sont à chaque fois l’occasion de relier jeux vidéos et perpetreurs de tels massacres. Parce que c’est bien connu, le parc vidéo-ludique ne contient que des FPS prônant guerres et destructions.

Les gamers au service du bien commun. Et TOC, le journal de 20h !

Du coup, on va parler d’un rassemblement qui se veut à l’opposé de l’image qu’on donne du jeux-vidéo. Et ce parce qu’il est utilisé de manière à sauver des vies. Du moins indirectement. Il s’agit de l’Awesome Games Done Quick.

L’AGDQ, pour les intimes.

Mais avant de vous en expliquer les tenants et les aboutissants, je me dois d’éclaircir un point vital pour la suite de billet : le Speedrun, késako ?
Si vous êtes adeptes de la chronique Speed Game présentée sur jeuxvidéo.com, vous pouvez d’ors et déjà sauter cette partie. Par ailleurs, je m’abstiendrai de parler du Tool-Assisted Speedrun, puisque non nécessaire à la compréhension.

Pour faire court, le principe d’un speedrun – et par extension le but d’un speedrunner – est de terminer un jeu le plus rapidement possible. Par à peu près tous les moyens possibles en jeu (comprendre sans intervenir physiquement sur le CD, la console ou les sauvegardes). Surtout au moyen de bugs, de raccourcis et d’une bonne dose de réflexes – pour pas parler de skill – en fait. Pas besoin de préciser que les meilleurs temps sont révélateurs d’une connaissance profonde du jeu et synonymes de nombreuses heures d’entrainement. Vous l’aurez compris, c’est pas donné à tout le monde et avant d’envisager un tel travail, il faut déjà particulièrement apprécier ce jeu.
Mais en plus de devoir finir le plus rapidement possible, certaines conditions peuvent être imposées, généralement par soi-même, comme par exemple de devoir le finir à 100% (on parlera alors d’une run 100%). Run que l’on opposera à une Any Percent (où là, tout ce qui importe est que l’écran de fin s’affiche). Bien entendu, la liste est loin d’être exhaustive et chaque gameplay bien particulier peut induire différents types de runs.
Du coup, afin de regrouper, comparer et valider les meilleurs temps venants des quatre coins du monde, les speedrunners ont mis en place une plateforme dont c’est le rôle : la Speed Demo Archive. La fameuse SDA.

Cette parenthèse faite, on peut entrer dans le vif du sujet. Et c’est là que speedruns, SDA et autres prennent tout leur sens.

L’AGDQ est en fait un marathon dédié aux speedruns qui est organisé par la SDA. 6 jours pendant lesquels se réunissent les meilleurs – ou presque – speedrunneurs dans le but de performer en live. Le tout étant streamé non-stop sur le net.
Ils se sont donc relayés, tantôt manette en main, tantôt simple spectateurs, à n’importe qu’elle heure du jour ou de la nuit, afin d’assurer le spectacle. Un runner prenant la place d’un autre dès qu’il a finit. C’est de cette façon qu’on a pu voir des monuments du jeu vidéo être traversés d’un bout à l’autre en très peu de temps.
Pour n’en citer que quelques uns : Mario, Zelda, Metroid, Megaman, Sonic mais aussi The binding of Isaac, Super Meat Boy, Skyrim, Final Fantasy IX, VVVVVV et Portal 2.

Un total de 110 jeux s’étalant sur 150h. TRUC-DE-FOUS-FURIEUX.

Mais au delà de l’aspect purement fun de la démarche il y a surtout une véritable volonté d’aider les autres. Parce que oui, surprise, le geek ne veut que votre bien.
Le but de l’AGDQ étant avant tout de récolter de l’argent, de manière bénévole, pour la Prevent Cancer Foundation. Une association caritative américaine dévouée à la prévention et à la détection du cancer partout dans le monde mais, aussi, à la recherche d’un traitement.

pcf_logoL’AGDQ sert donc de support afin de récolter un maximum de dons. Et, pour en optimiser le nombre, un système de loterie, de défis et de ventes de tee-shirts a été mis en place parallèlement au déroulement de ces 6 jours.

Les dons pouvaient donc servir pour bourrer la cagnotte d’un défi qui, une fois atteint, était réalisé en direct. Ce dernier pouvant être, par exemple, une run particulière, le choix du nom d’un personnage ou d’une sauvegarde, mettre le jeu dans une langue donné ou même des choses totalement barrés/inutiles. Mais tout ce qui est inutile est indispensable, non ? On aura  pu voir un joueur totalement démentiel jouer avec un bandeau sur les yeux mais aussi un bras de fer et une danse du Gangnam style en live ! Et je doute qu’il n’y ait eu que ça mais, malheureusement, il me fallait dormir et aller passer des exams, des fois.
En ce qui concerne les loteries, elles étaient dépendantes d’une run et les lots proposés étaient en relation avec le jeu runné et proportionnels à sa durée. Faire un don d’un certain montant à ce moment là permettait de s’y rendre éligible.

Bien entendu, rien de tout ça n’était imposé aux spectateurs.

Niveau chiffres, le marathon aura permis de récolter plus de 420 000$, ce qui est plus que tout ce qu’ils avaient pu récolter les années précédentes. Et le stream US aura quand à lui ramené en moyenne 30 000 visiteurs avec des pics à plus de 50 000.

Mais si je fais la précision concernant le stream américain, c’est surtout parce qu’il y a aussi eu un re-stream français – d’excellente qualité – qui aura permis à de nombreux francophones de suivre cet événement dans des conditions optimales.

zolilogoCela n’aurait néanmoins pas été possible sans une grande organisation derrière. On peut donc remercier Mistermv et Bif – les principaux instigateurs du commentaire français – d’avoir rendu ça possible. Leur demandant par la même de mettre en parenthèse toute forme de vie sociale pendant 6 jours. Mais quand c’est pour la bonne cause, hein.

Bien sur, c’est un travail de titan et ils ont du demander du renfort. Des passionnés ont donc pris sur leur temps – et leurs heures de sommeil – afin d’assurer le rôle de shoutcasteur le temps d’une run. Histoire d’expliquer, à nous, viewers, ce qu’il se passait à l’écran. Parce que chaque jeu possède ses propres « failles/bugs » et qu’à l’allure où ça va, c’est souvent difficile d’y trouver une quelconque logique.
Dans le tas, quelques noms connus sur la toile : Bob Lenon, Ken Bogard, Realmyop, Coeur de vandale et Usul, pour ne citer qu’eux. Mais surtout des habitués, convertis au speedrun par les chaines twitch des grands noms du genre. Et de ce fait, tout autant capables de nous captiver que les sus-cités. Thanks a lot, btw.

Si vous cherchez à voir ce que ça peut donner, les versions commentées sont trouvables par ici ou par . Sachant qu’au moment où vous lirez ces quelques lignes elles ne seront peut être pas encore toutes sorties. Mais ça devrait venir, patience.

En ce qui me concerne, le rendez-vous est pris pour le Summer Games Done Quick ! D’ailleurs, vous trouverez toutes les infos qu’il vous faut à cette adresse : SDA Charity Marathons.

En espérant que mon intervention ramène encore un peu plus de monde la prochaine fois. Viendez y faire un tour, la curiosité n’est pas un vilain défaut !

Ps : J’ai peut-être emprunté quelques raccourcis dans mes explications, veuillez ne pas trop m’en tenir rigueur si vous êtes un pro du sujet ..

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